• Bonjour à tous.
    Pour le poème qui va suivre, j'aimerai, non, je voudrai que vous preniez le temps de le lire et de le commenter. C'est très important, je vous explique pourquoi.
    D'abord, cet assez long poème m'a prit la moitié du temps qu'il me faut pour en écrire un plus court. Une vague m'a happé, vague de détresse et d'espoir, vague d'inspiration. Je me suis laissée ensorcelée, envoûtée. Contrairement à ce qu'on peut croire, ce poème n'est ni ciselé ni travaillé.
    Ensuite parce que j'ai enfin atteint ce que je cherchais. Ce poème est mon préféré de tout ceux que j'ai écrit, j'ai ressenti une sorte d'accomplissement en l'écrivant.
    A vous de le lire et de le commenter. Je le répète, je tiens à avoir vos avis.

    TANT QUE NOUS SOMMES HUMAINS

    Est-ce ce cri des âmes
    Est-ce cet appel aux armes
    Est-ce la mort que la nuit enivre
    Ou le simple fait de vivre ?

    Est-ce la douleur des guerres
    Est-ce les larmes amères
    Est-ce les enfants tués, exploités
    Ou le simple fait d'exister ?

    Si les humains s'appellent ainsi
    C'est qu'ils ont un cœur et des oreilles, à ce qu'on dit
    Un cœur pour aimer, des oreilles pour écouter
    Quand cesseront-ils de faire semblant d'en posséder ?

    Tant que nous sommes humains,
    En quelque sorte
    Que ce soit en mal ou en bien
    Peu importe.

    Est-ce les forêts défrichées
    Est-ce les animaux massacrés
    Est-ce les montagnes rasées
    Ou le simple fait de respirer ?

    Est-ce la Terre polluée
    Est-ce la Terre réchauffée
    Est-ce la Terre dégradée
    Ou le simple fait d'étouffer ?

    Si les humains s'appellent ainsi,
    C'est qu'ils ont de l'humanité et du courage, à ce qu'on dit
    De l'humanité pour regretter, du courage pour recréer
    Quand cesseront-ils de faire semblant d'en posséder ?

    Tant que nous sommes humains,
    Faisons ce qu'ils nous plaît
    Quant à un lendemain
    Aux autres d'espérer


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  • Voilà une nouvelle que j'ai écrite là, maintenant. Commenter me procurerait le plus grand des plaisirs ^^

    MARIA

    Elle s'appelait Maria. Elle avait seize ans lorsqu'elle fit sa première "bêtise". Celle qui vous arrive quand vous êtes adolescente, quand vous en avez marre de vos parents. Quand, après le lycée, vous partez en cachette, votre argent de poche cliquetant dans votre veste en feutre.
    Ce n'était pas la première fois qu'elle était jalouse de sa meilleure amie, Lise. Cette dernière avait fêté son anniversaire le week-end dernier et était arrivée, lundi, avec un tie-and-die qui lui avait valu une pluie de compliments.
    Maria était encore une fois restée dans l'ombre. Ombre qui la rogna toute la journée, acide perfide de jalousie. A la sortie des cours, elle était tellement excédée qu'elle n'avait même pas dit au revoir à Lise.
    La porte du salon de coiffure s'était refermée dans un tintement clair et froid.

    ***

    - C'est bon, mademoiselle. Vous pouvez vous regarder dans le miroir.
    Maria ouvrit les yeux.
    Son reflet l'accueillit. Elle poussa un petit cri.
    Ses cheveux bruns et rebelles, d'habitude si ternes, nimbaient à présent son visage. Des pointes colorées s'agitaient sur ses épaules.
    Elle avait choisi quelque chose d'original. Quelque chose de plus vif que le tie-and-die classique de sa meilleure amie.
    Ses cheveux formaient un dégradé du brun presque noir au rose. Rose comme les chewing-gum qu'elle consommait en cachette en cours. Rose fluo.
    - Alors, qu'en pensez-vous ? demanda la coiffeuse.
    Un seul son s'échappa de la gorge de Maria. Rauque, qui sonnait faux.
    - Parfait.

    ***

    Le chemin du retour fut affreux. Non. Bien plus qu'affreux.
    Tête baissée, Maria essayait de réaliser l'acte qu'elle venait de commettre.
    50 euros. Elle avait dépensée 50 euros. Tous les billets qu'elle avait cotisé pendant des années étaient passés. Sous un coup de jalousie. D'idiotie. De pure folie. Et pour être jalouse, idiote et folle, elle l'avait été.
    Mais ce qui la dévorait d'inquiétude, ce n'était ni sa jalousie, ni son idiotie, ni sa folie. C'était ses parents. Le pire était devant elle. Pas derrière.

    ***

    Maria pleurait.
    Adossée contre le mur de sa chambre, elle essayait d'oublier la réprimande. Une réprimande digne de ce nom.
    "Ce n'est pas comme si je ne m'y étais pas attendue, songea-t-elle. De toute façon, ç'aurait été étonnant qu'on m'accueille avec des cadeaux, des bouquets de fleurs et une banderole Bienvenue".
    Elle sourit à travers ses larmes en imaginant ses parents l'accueillant de pareille façon.
    Un sourire un peu triste qui se transforma en sanglots lorsqu'elle entendit la porte de l'entrée s'ouvrir, signalant que son père venait d'arriver.
    - Oh non, fut ce qu'elle souffla.

    ***

    Au lycée, sa nouvelle coiffure fit sensation.
    Partout, on la regardait, on la complimentait. Seuls ses professeurs semblaient désapprobateurs. Jusqu'à Mme Price, sa prof de français, qui demanda à lui parler à la fin du cours.
    - Mademoiselle, j'ai remarqué que vous aviez opté pour des cheveux fantasistes. Je m'abstiendrai de commentaires car je n'ai pas mon mot à redire quant au choix de vos parents - qui, j'imagine, ont dû vous faire une bien belle surprise -, mais je vous rappelle que, quoi qu'il en soi, votre expérience capillaire ne doit pas dégrader l'ambiance de travail. Concentration doit rester votre maître mot, bien que vos cheveux en donnent le contraire. Compris ?
    - Oui, madame.
    - Bien. Vous pouvez sortir.
    En sortant de la classe, Maria s'autorisa un petit rire.
    Ses parents lui faisant une bien belle surprise.
    Si seulement Mme Price savait...

    ***

    Les jours passèrent et les semaines avec.
    Son expérience capillaire et la surprise qui l'avait accompagné étaient à présent des souvenirs. Ses camarades la voyaient à nouveau comme elle avait toujours été, une fille un peu transparente qui est sans cesse éblouie par le charisme de ses amis. Une fille sans personnalité, cheveux roses ou pas.
    En sortant des cours, Lise lui proposa de faire du shopping ensembles, le mercredi prochain. Maria accepta aussitôt, mais se rendit compte qu'elle n'avait pas encore demandé à ses parents.
    En rentrant chez elle, elle réfléchit donc à un moyen de les convaincre.
    Comment allait-elle s'y prendre ?

    A suivre...


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