• Euh, bon, j'étais censée quitter le Net sauf qu'il fallait bien que je vous remercie.
    Vous êtes 3248 à être venus ici. C'est... au delà de tout ce que j'imaginais.
    Alors un petit texte vraiment très étrange malgré mon annonce de partir parce que... bah... fallait bien se quitter sur un texte, non ?

    /!\ pour comprendre ce texte, il faut voir le clip « Shatter me » de Lindsey Stirling SINON VOUS RISQUEZ DE NE RIEN Y COMPRENDRE. Et aussi ceci :
    Imaginez un vieil atelier rempli d'engrenages.
    Imaginez un boule de verre où tourne une petite danseuse.
    Une danseuse de porcelaine... /!\

    Je tourne en rond dans le noir.
    Des étincelles qui jaillissent du mécanisme rouillé éclairant mon visage de porcelaine.
    Mes mains parfaitement froides et lisses qui enserrent un violon.
    Je suis la funambule de la pénombre.
    La danseuse du vide.
    Ça fait des siècles que je tourne comme ça.
    Qui suis-je ?  Je savais. Je ne sais plus.
    Je ne sais pas.
    Juste un jouet laissé à l'abandon, juste une poupée au milieu des engrenages.
    Oubliée. Morte.
    Mais peut-on être morte quand on est la funambule de la pénombre, la danseuse du vide ?
    Je n'ai pas à le savoir.

    Soudain un bruit. Craquement inattendu. Surprenant.
    Je sursaute. Qui peut bien se rendre au beau milieu de l'oubli
    Dans l'atelier d'un inventeur disparu depuis des siècles ?
    C'est une jeune femme. Une pauvre âme qui erre dans les roues du temps.
    A mi-chemin entre vie et disparition
    Pour ne pas dire mort.
    Que veut-elle donc ?
    Je me hisse sur mes petits chaussons. Du haut de ma boite je la vois enfin.
    Visage jeune mais recouvert de cendres.
    Elle était étendue par terre juste avant. Elle vient de se relever.
    Comment se fait-il que je ne l'ai pas aperçue ?
    Je n'ai pas à le savoir.

    Elle s'approche inexorablement.
    Son visage déformé par la curiosité, une étincelle dans son regard.
    Mon souffle s’accélère.
    Mon souffle ? Je ne suis qu'une simple marionnette.
    Et pourtant mon cœur bat au rythme de ses gestes.
    Lève le bras
    Boum.
    Tourne le visage
    Boum.
    Ouvre ses yeux
    Boum.
    Je vis alors que je ne suis
    Qu'une funambule, une danseuse prisonnière d'une bulle de verre posée sur une étagère.

    Elle passe un doigt sur les rebords poussiéreux des meubles rouillés.
    Curiosité
    Boum.
    Elle tourne un boulon.
    Un simple boulon.
    Qui fait tout exploser.

    Mes yeux s'allument enfin. Ce boulon ainsi vissé me fait ressentir
    Une force incroyable.
    Mêlée de vie.
    L'air s'infiltre dans mes poumons.
    Enfin.
    Tout s'enchaîne.
    Je me relève de mon socle. Mon violon fait le reste.
    Il est ma bouée, je suis son appui.
    Valse jusqu'à la mort et bien plus encore
    Il est la joie et moi le désespoir.
    La solution et la défaite.
    Le froid et le chaud.
    Boum.
    Boum.
    Virevolte et m'emporte dans les airs.
    Rythmant, cassant, terrible.

    La bulle se fissure.
    La femme qui vient d'entrer frémit.
    Tombe.
    Crac. Boum.
    Des larmes. C'est des larmes qui dégoulinent, s'écrasent.
    J'ai peur. Je me jette au sol.
    Un miroir bascule d'une autre étagère. Tombe.
    Se fracasse.

    Je n'en peux plus. Je veux en finir.
    Il ne reste plus qu'une solution.
    Poing serré, prêt à l'impact.
    Craquement. Brisure.
    Je brise ma cage, brise le verre, brise ma bulle.
    Je me bats comme une folle.
    Boum. Crac. Boum.
    Parfaitement synchronisé.

    Je baisse les yeux pour voir mes bras se fissurer.
    En brisant ma cage je me brise moi-même.
    Un engrenage manque et tout le système fait faillite.
    De son côté, la femme pousse des cris.
    Elle essaie de réparer mais empire la situation.
    Un autre engrenage roule au sol.
    Mes jambes se fragmentent, illuminent la bulle.

    La bulle explose enfin.
    Je me sens choir dans les airs.
    Tomber lentement de l'étagère.
    C'est le coup de grâce, mon dernier souffle.
    Je m'empare de mon violon. M'y agrippe.
    Un dernier accord.
    Qui me fait voler en éclats.
    Je me transforme en une pluie
    Une pluie d'étoiles filantes.
    Fragments oubliés de porcelaine.

    Quelque part une danseuse se matérialise. En chair et en os. Un violon serré dans ses mains, des éclats de verre tout autour d'elle. Elle sourit.


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  •  

    (avec les textes de Calliope, Najea, Jeni25 et Ze Hamster)

    Elle n'avait pas oublié.
    Elle s'en souvenait comme si c'était hier. Elle avait sept ans à l'époque.
    Petite ça oui on peut le dire, innoncente et naïve c'est bien ce qu'elle était.
    Elle se souvenait de cette terrible nuit.
    D'abord les coups de feu. Son père avait cru que c'était des pétards. Comme tout le monde en fait. Parce que personne ne s'y attendait.
    Ensuite les infos qui s'enchainaient. A la radio. Au journal. A la télé.
    "Des terroristes", "Six attentats", "128 morts" : trois phrases répétées, litanies désespérées, provoquant des larmes, des frayeurs, de l'horreur.
    Les adultes qui allaient et venaient, effarés, dépassés, le discours du président, la minute de silence, sa meilleure amie Emilie qui avait perdu son frère. Tout semblait s'être arrêter car la France entière était sous le choc.
    Elle ne comprenait pas. Elle voulait rester enfermée avec ses poupées, elle ne se rendait pas compte de l'atrocité des évènements.
    Des terroristes. Djihadistes bien sûr. Le moins qu'on pouvait dire c'est qu'ils avaient bien fait leur job : terreur s'était lue sur tous les visages lorsqu'on avait appris le drame. Puis inquiétude : égoïste, on s'était mis à appeler tout ses proches pour se rassurer, s'assurer que personne qu'on connaissait était mort.
    Six attentats. Dans Paris. Paris morcelé, Paris déchiré par les bombes et les fusillades. Paris qui venait juste de se remettre du 7 janvier.
    128 morts. Morts pourquoi ? Pour écouter du death metal ? Pour être français ?
    Elle n'avait pas compris.
    Elle n'avait pas oublié.
    Aujourd'hui, elle relisait en silence quelques hommages.

    ATTENTATS par Jeni25

    Tom (supporter)

    Allez ! Oui, oui, oui OUIII ! Buuuuuuuuuut ! Bien jouer les gars ! Ce match est super ! Dommage que j'ai pas pu y aller... Tant pis, c'est pas mal aussi à la télé. C'est moi ou un spectateur a crié ? Hééé ! Wohohoho ! C'est quoi c'est coup de feu ???!!! Meeerde !

    Clara (journaliste)
    - Bonsoir à tous. Votre programme est interrompu en raison des attentats qui sont survenus au Bataclan, au Stade de France et dans le 10ème arrondissement il y a quelques heures. Nous comptons actuellement 120 morts dont 80 au Bataclan, 14 dans un restaurant japonais. Les otages viennent d'être libérés. [...]
    Je n'en peux plus. Je viens de voir des horreurs. J'ai vu les morts. Pourquoi ? Je n'en peux plus. Des enfants sont morts.

    Alexandre (père en deuil)
    Je pleure toutes les larmes de mon corps en serrant le corps de ma fille contre moi. Si heureuse d'aller à ce concert ! Et assassinée froidement par des terroristes. Pourquoi elle ? Un père ne devrait pas voir ses enfants mourir avant lui.


    EN PLEIN ÉLAN par Calliope

    Sidération.

    État de sidération.
    Alors c’est comme ça qu’on dit ? Alors c’est comme ça qu’on aurait dû dire, la fille figée dans son salon, là, elle est en état de sidération ?
    Elle est toute petite, elle est toute seule, seule et à demi accroupie au centre de la pièce, immobile et glacée. Elle est en état de sidération face à la voix qui s’extrait du téléviseur en face d’elle, qui semble gonfler, emplir la pièce et l’espace, et soudain elle tremble.
    Rien que ça.
    Rien que ça.
    Et soudain elle hurle
    Pas ça, plus ça.
    Et d’autres mots qu’elle ne comprend pas.
    Cette fille n’a jamais abusé, de rien. N’a jamais rien consommé d’illégal. Rien fait de licitement réprouvable. Cette fille est dans la norme, politiquement correcte, peut être bien fière dans ses petits souliers de bonne citoyenne française.
    Pourtant cette nuit-là elle se drogue.
    Comme des millions d’autres au même instant.
    La tête entre les mains. Le café pour tenir.
    Se drogue aux infos, aux sites d’actualités, à la radio.
    Mais rien ne peut étancher sa soif.
    Elle veut tout savoir. Elle voudrait entendre que c’est bon, tout le monde est sauf.
    Mais personne n’ose mentir.
    Il y a eu des morts, beaucoup, il y en aura encore, trop.
    Ils le disent tous.
    Cette fille a l’impression de boire à petites gorgées le sang des morts, de l’absorber et de le faire sien.
    C’est tellement macabre.
    Elle se sent coupable.
    Une sensation insidieuse qui vient lui engourdir les membres. Une douleur qui tisse sa toile dans son corps. Envisage de s’y installer. Une impression de souillure qui l’empêche de respirer, comme si on coupait sa gorge de coton.
    Elle étouffe.
    Elle étouffe.
    Elle ne parvient à vomir que de la bile.

    Elle n’a pas pu dormir. Elle ne se sent pas de dormir quand d’autres agonisent.
    La fille dissout dans de l’eau froide des vitamines compactées en comprimés. Avale. Beuh.
    Un goût de fer, un goût de sang.
    Se lève. Saisit enfin l’appareil qu’elle avait occulté pendant toute la soirée de hier.
    Son portable.
    Elle avait trop peur d’appeler une de ses connaissances parisiennes et de tomber sur son répondeur. Aujourd’hui la fille ne se sent pas plus forte mais elle est simplement
    Anesthésiée.
    Elle n’a pas encore pleuré. Pleurer c’est admettre. Elle n’a pas admis.
    Elle vit encore dans le déni.
    Elle a peur mais c’est abstrait. Peur de quoi elle ne saurait le dire. Mais elle en tremble de peur, d’une peur sans fondement.
    Elle ne réalise pas.

    Cette fille allume son portable.
    Ses doigts survolent la liste des contacts. Elle dévisage, envisage. Qui choisir
    Elle sélectionne Natacha au hasard.
    Tacha Verneuil, son amie de lycée… Qui habite dans le onze ou douzième arrondissement elle croit… Elle ne sait plus très bien…
    Elle écrit un message.
    - Tu es où ?
    Doit se faire violence pour pouvoir l’envoyer.
    Une fois qu’elle a réussi une fois, c’est plus facile de réitérer le geste. Des Tu es où ? ou des Ça va ? fleurissent sous ses doigts. Elle expédie les sms sans trêve.
    Elle ne s’était jamais rendue compte du nombre de ses connaissances qui habitent à Paris.
    La fille reçoit des messages de soulagement. Des je vais bien. Des ne t’inquiète pas. Un ou deux appels, un ami notamment, qui a perdu sa sœur dans une fusillade.
    - Elle est morte Chloé elle est morte tu te rends compte Chloé non tu ne peux pas j’ai entendu les coups de feu j’ai pas osé descendre non c’est pas ça j’ai pas compris au début je croyais que c’étaient des pétards je sais pas comment j’aurais pu m’imaginer que mon Dieu qu’il y avait des gens qui mourraient juste au pied de la porte comment je pouvais savoir que ma sœur n’allait pas rentrer est-ce que si j’étais descendu j’aurais pu éviter ça est-ce qu’elle serait encore vivante et…
    - Je comprends.
    Elle répond ça, cette fille, Chloé.
    Alors que ce n’est pas vrai. Elle ne comprend pas –elle ne peut pas comprendre. Personne n’est mort pour elle, ou pas encore.
    Et elle n’a toujours pas réalisé.
    Natacha n’a toujours pas répondu. Une psychose qu’elle ne comprend pas névrose l’esprit de Chloé. Elle envoie un
    - Ne sors pas
    Alors qu’elle devrait savoir que le danger c’était avant. Le vendredi au soir. Plus maintenant.

    L’heure passe. Chloé est affalée dans un fauteuil et elle tente de lire
    L’écume des jours en râlant contre la télévision qui la gêne dans sa lecture –la télévision qu’elle ne parvient pas à éteindre. Les mots la percutent et résonnent en elle.
    - On dénombre à présent 128 morts.
    Elle est agitée par un incompréhensible haut-le-cœur.
    - Réponds Natacha je t’en supplie.
    Natacha ne répond pas.
    Chloé commence à comprendre.
    - Natacha j’ai peur pour toi je t’en supplie.
    C’est par Kathel qu’elle finit par avoir le dernier mot.
    - Allo, Chloé… ?
    - C’est moi.
    Une crise de sanglots secs à l’autre bout du fil.
    - C’est terrible… C’est horrible…
    - Kathel ? Kathel qu’est-ce qu’il se passe ?
    - J’y étais… J’y étais putain j’y étais…
    Chloé sent la sueur lui tremper le dos.
    Glacée.
    - Tu étais où Kathel ?
    Elle ne dit rien en retour.
    - Kathel !
    Sa voix au supplice.
    - Je les ai vus Chloé… Je les ai vus mourir… Il y avait une jeune fille juste… Juste à côté de moi… Ses yeux, tu aurais vu ses yeux quand elle s’est pris une balle dans... Dans le cœur…
    Souffle. Souffre.
    - Ils sont restés grands… Grands ouverts… Immenses… Une telle terreur… Elle savait qu’elle allait mourir…
    - Tais-toi.
    - Elle les avait tellement clairs. Verts. Hagards. Perdus. Elle a juste dit Non quand elle sa poitrine a explosé sous l’impact, juste Non pas comme ça –et puis elle est morte.
    - Je m’en fous. Je ne veux pas savoir.
    Les mains de Chloé tremblent.
    - Il y avait un garçon avec elle et…
    - Tais-toi je t’en supplie tais-toi !
    - Et il n’a pas compris il l’a prise dans ses bras il a hurlé deux trois fois son prénom Clara ! je me souviens, Clara !
    - Je t’en prie…
    - Et puis il est mort aussi.
    Un silence.
    - Pourquoi moi je suis vivante ?
    - Je ne sais pas Kathel tais-toi.
    - Évidemment que tu ne sais pas. Personne ne sait.
    Amertume.
    Sa voix se radoucit quand elle dit
    - J’étais à ce concert avec Natacha et un mec que tu ne connais… connaissais pas… Sandro… Mort…
    Chloé pleure. Elle se sent étrangement, égoïstement, coupablement soulagée que ce soit cet homme qu’elle ne connaissait pas qui ait été fauché en plein élan.
    - Natacha ?
    Elle demande.
    - Transférée à la Pitié-Salpêtrière mais…
    Kathel hésite, comme si le mot contenait plus de douleur encore que les faits et les souvenirs.
    - Vivante.
    - C’est bien.
    - Oui.
    Chloé raccroche.
    Kathel rappelle.
    - Quoi encore ?
    Chloé a peur et on le sent dans sa voix.

    - Leurs visages.
    - Quoi, leurs visages.
    - Les terroristes.
    Sa gorge se noue.
    - Quoi ?
    - Ils étaient à visage découvert. C’est drôle de voir comme l’endoctrinement pur, la haine sans borne, la bêtise humaine personnifiée, eh bien, c’est drôle de voir comme elle nous ressemble.
    Elle éclate d’un rire sans joie et
    Elle raccroche.

    Chloé dans le tram ce matin.
    Tout le monde se regarde en chien de faïence. On n’est pas à Paris pourtant… On est à Strasbourg… Mais c’est pareil, ma pauvre dame ; Strasbourg c’est en France et la France a peur.
    Voyez la crispation soudaine de tous les passagers quand
    Un homme visiblement d’origine maghrébine débarque.
    - Vous avez peur de quoi connards ? Qu’il vous plante un couteau dans le dos ? Qu’il se fasse exploser ?
    Eh ! Regardez son visage ! C’est pas le visage d’un meurtrier, ça… C’est pas les mains d’un meurtrier… Ni la peau d’un meurtrier…
    S’il avait quoi que ce soit de vraiment grave à commettre, ça se verrait sur son visage il suinterait quelque chose. Mais là ! Regardez-le ! Son visage est une toile vierge !Chloé ne parvient pas à dire ces mots qu’elle pense si fort.
    Et soudain un cri
    - Putain mais vous croyez quoi ? Bien sûr qu’on va y passer aussi qu’on est les prochains sur la liste ! Ils n’ont pas défoncé la capitale de la France pour foutre la paix à celle de l’Europe !
    Il s’effondre en larmes.
    Chloé se sent mal.
    Elle n’ose rien dire.
    Un goût de sang dans sa bouche.

    13 NOVEMBRE par Najea

    Certains pleurent
    D'autres prient
    Pendant qu'ils meurent
    Moi j'écris

    14 novembre 2015
    La France se réveille en sang
    14 novembre 2015
    Blessée par cet effroyable bilan

    Certains prient
    D'autres pleurent
    Pendant qu'ils meurent
    Moi j'écris

    Pansons ensemble cette plaie
    Qui nous dévore
    Pansons ensemble notre plaie
    Et chassons cette odeur de mort

    Quand reviendront les rires
    Quand s'éloignera la peur
    Quand ce 14 novembre ne sera plus qu'un mauvais souvenir
    Quand nous entreverront le bonheur

    Alors je pourrai arrêter d'écrire
    Mais pour le moment, crie, pleure, révolte toi
    Je veux entendre le son de ta voix
    Dis moi que derrière nous est le pire

    Devant cette horreur
    Garde espoir
    Ravale tes pleurs
    Et grave ces évènements dans ta mémoire

    Bats toi, France
    Mais laisse tomber tes armes
    Bats toi, France
    Écris, hurle ta révolte, et sèche tes larmes

    13 NOVEMBRE par Ze Hamster


    Dans mon cœur avec peine
    Sur ma paume avec mon sang
    Dans ma tête avec fracas
    J'écris ton nom

    Pour protester contre les horreurs
    Pour manifester ma fureur
    Pour punir les terroristes
    J'écris ton nom

    Pour toutes ces victimes innocentes
    Pour ces kamikazes suicidaires
    Pour pardonner ce crime infâme
    J'écris ton nom.

    Le pardon guérit même les blessures les plus profondes.
    Le pardon invoque l'amitié.
    Le pardon révoque la violence.
    2015, année sombre.
    2016, année de pardon.

    Imagine un monde de /Sofia

    Imagine un monde
    Sans guerres, sans tueries
    Sans toutes les choses immonde
    Que je vois aujourd'hui.

    Imagine un monde en paix
    Où, au lieu de s'entretuer
    Tous s'aimeraient
    Imagine ce monde parfait.

    Imagine...
    La paix, non pas la guerre
    L'amour, non pas la haine
    Le bonheur, non pas la peine.

    Imagine ce monde d'amour
    Peut-être y vivrons-nous un jour
    Imagine ce monde du bien
    Peut-être y vivront-nous demain

    En unissant nos efforts
    Peut-être réussirons-nous
    En réduisant le nombre de morts
    Ce monde, peut-être y vivrons-nous.

    Imagine...
    La paix, non pas la guerre
    L'amour, non pas la haine
    Le bonheur, non pas la peine.

    JE VOULAIS TE DIRE de moi-même

    Je voulais te dire des mots
    Que je n'ai pas su trouver
    Des mots qui auraient été faux
    Parce qu'aucun mot ne peut pleurer

    Je voulais te dire te hurler
    Les pires injures encore et encore
    Mais les injures on le sait
    Ne font pas revenir les morts

    Attentat, attentat
    A toi de me dire pourquoi
    Attentat, attentat
    Paris c'est comme un bateau
    Attentat, attentat
    Battu par les flots mais ne sombre pas

    Je voulais te dire que si maintenant
    Les hommes pouvaient enfin
    Rire et pleurer sans faire semblant
    Alors le monde aurait un autre destin

    Je voulais te dire que cent trente deux
    J'espère que ça suffira à te rassasier
    Mais insatiable tu bouffes encore des malheureux
    A qui le tour, haine sang et décès

    Attentat, attentat
    A toi de me dire pourquoi
    Attentat, attentat
    Paris c'est comme un bateau
    Attentat, attentat
    Battu par les flots mais ne sombre pas

     



    Je remercie bien sûr Ze Hamster, Najea, Calliope, /Sofia et Jeni25 pour leurs textes.
    Merci.
    On s'en remettra.


    18 commentaires
  • Certaines fois on ne trouve pas les mots.
    Peut-être parce qu'il n'y en a pas pour exprimer
    L'horreur
    L'inhumanisme
    La monstruosité
    La connerie
    Des mots y en a. Mais ces mots sont trop faibles.
    Alors reste les émotions.
    Choc certes, mais fureur toujours.
    Peur, jamais.
    On est ce qu'on est et on le restera.

    Je ne peux qu'offrir tout mon soutien aux familles des victimes, même si je sais que ce soutien est ô combien ridicule.
    Faites que tout cela ne se reproduise pas avant longtemps.
    Hommage aux victimes, damnation aux cons.
    Ce sont les mots qu'il reste.


    10 commentaires
  • HELLO - ADELE

    Titre :
    Hello
    Artiste : Adele
    Album : Adele 25

    Quels auteurs ? C'est avec cette chanson que la grande chanteuse anglaise Adele est de retour, après quatre ans d'inactivité.
    Adele a écrit cette chanson avec Greg Kurstin qui a été également le producteur d'Hello, et Charlie Milner.
    Elle a été enregistrée à Londres.

    Quelle artiste ? Adele Adkins, née le 5 mai 1988 à Londres. Chanteuse soul et pop, elle a sorti 3 albums et s'est fait notamment connaître pour avoir interprété Skyfall, bande originale du film de James Bond.

    Lorsque j'ai écouté cette chanson pour la première fois, je n'ai rien ressenti de particulier : au contraire, j'ai trouvé le clip trop long aux dépends de la musique, et j'ai coupé au bout d'1 minute de visionnage, déçue de ne pas entendre la voix de ma chanteuse préférée. Car oui, les premiers accords arrivent vers les 1 minute 25.
    Pendant les vacances, j'avais suffisamment de temps à perdre pour me permettre d'écouter en entier cette fois. J'ai bien aimé, même si je m'attendais à mieux.
    C'est durant la troisième écoute que j'ai eu un déclic : j'ai enfin ressenti ce que toute musique d'Adele fait ressentir, une impression incandescente de puissance, de maîtrise, de... de force. Je me suis abandonnée au chant, pourtant je n'aime pas chanter, j'ai écouté en boucle le refrain, pourtant je n'aime pas avoir une musique dans la tête...
    Cette musique m'a hanté durant 2/3 jours, je ne faisais plus que ça, ré-appuyer sur le bouton Play, visiter les covers amateurs ou pros, comparer les différentes interprétations...
    Cette chanson est juste incroyable à chanter. Elle m'a fait naître un arc-en-ciel d'émotions.

    Intéressons-nous maintenant de plus près...
    Dans cette chanson, il est question de rupture amoureuse et des regrets qui s'ensuivent. Les paroles ne sont pas particulièrement alambiquées, simples à l'extrême.
    La mélodie est plutôt grave pour les couplets, assez plate et très calme. Un petit blanc sépare les couplets du refrain qui, lui, est véritablement tonitruant : orchestration, aigu, vocalises, tout y est.
    La voix est bien sûr l'exceptionnelle voix d'Adele, grave et enrouée, écorchée et ronde. Si elle n'est pas très esthétique à entendre, elle est par contre absolument unique en son genre, inimitable et reconnaissable entre toutes. Essayez de l'imiter, vous verrez que c'est impossible.
    L'instrumentation est faite par la basse, la guitare, le piano et les effets aux synthétiseurs ainsi que les percussions. Des chœurs viennent s'ajouter.

    Pour résumer, cette chanson est mon coup de coeur de l'automne.
    Je la conseille vraiment à tout le monde, surtout les personnes tristes/fâchées : cette chanson répand un sentiment de mélancolie très fort qui fait oublier les problèmes.

    Voilà voilà ! J'espère que ça vous aura plut !
    Conseils, avis, ça se passe en com' !


    3 commentaires
  • Bonjour, vous !
    Je m'excuse d'avance si ce poème est trop politique ou trop engagé, mais certaines ignominies ne peuvent être passées sous silence.
    Bonne lecture !

    J’AURAIS AIME

    J’aurais aimé être née
    Sur une autre planète où la vérité
    Le rire, la liberté et la douce envie
    Ne soient pas qu’une folle utopie

    J’aurais aimé que toutes ces guerres
    Ces corruptions douteuses, ces larmes amères
    Ces crimes, ces explosions et ces conflits
    Soient considérés comme une folie

    Mais les hommes sont ce qu’ils sont
    Donnez-leur une terre toute entière
    Ils iront chez le voisin semer la misère
    Mais les hommes sont ce qu’ils sont
    Aux idéalistes de s’exiler loin des guerres
    Aux rêveurs de continuer d’être sincère

    J’aurais aimé que mensonge et argent
    Ne soient pas la devise de maintenant
    Ne guident pas les pas de ceux qui décident
    Que vivre ne soit pas réserver qu’à une élite

    J’aurais aimé que l’espoir d’une révolution
    Ne soit pas éteinte par le mot « corruption »
    Qu’explose la vérité sur la cupidité
    Le besoin de diriger le monde tout entier

    Mais les hommes sont ce qu’ils sont
    Donnez-leur une terre toute entière
    Ils iront chez le voisin semer la misère
    Mais les hommes sont ce qu’ils sont
    Aux idéalistes de s’exiler loin des guerres
    Aux rêveurs de continuer d’être sincère


    5 commentaires



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