• Le caméléon et les fourmis blanchesAuteur : Emmanuel Bourdier
    Titre : Le caméléon et les fourmis blanches
    Edition : Rageot
    Mon avis : Coup de cœur
    Résumé : C'est l'histoire d'un enseignant qui vit un chagrin d'amour parfumé à la mélancolie de la rentrée.
    C'est l'histoire d'un petit garçon réfugié, sans papier, qui craint d'un moment à l'autre d'être repéré et mis dehors par les policiers.
    C'est l'histoire de Casimir le rêveur et Issa le turbulent.
    Une histoire d'amitié où les différences seront affranchies, une histoire d'entre-aide quitte à défier les lois.
    Une belle histoire de partage et de solitude, de manque et de choc.

    Déjà, pas besoin d'être un gros lecteur pour apprécier ce livre : 140 pages, en deux/trois heures pour ceux qui lisent lentement (comme moi (oui je lis lentement)), et c'est expédié.
    L'histoire est simple mais aborde un thème qui me tient vraiment très très à cœur : l'accueil des migrants. Peut-on les jeter dehors, les mettre à la porte, peut-on les dénoncer, peut-on ne pas être tenté de les protéger ?
    La punition encourue, pour une aide volontaire ou involontaire dans l'installation, la survie ou l'accueil des migrants, est de 30 000 euros d'amendes et 5 ans de prison. Ça fait réfléchir, hein ?

    Le véritable charme de ce livre tient au fait que c'est un récit à deux voix : les chapitres s'alternent, un coup c'est Casimir, un autre coup c'est Issa.
    Leur différence de style d'écriture est flagrant et c'est là que j'ai eu un coup de cœur : d'un côté la poésie d'un amoureux délaissé, bourré de métaphores et de sentiments ; de l'autre l'écriture rapide, maladroite et directe d'un petit garçon.
    Ils ont chacun de leurs côtés leur faille : une personne qui leur manque. L'amoureuse de Casimir. La soeur Kadiatou d'Issa.
    A travers leurs souvenirs qu'ils associent à ces deux personnes, on distingue leur personnalité, leur passé.

    Ce livre est une forte critique du racisme actuel.
    L'auteur a choisi d'accentuer les clichés (le coiffeur anti-noirs qui part d'une expérience vécue par l'auteur, le vieillard qui croit que les jeunes maliens sont des délinquants).
    Cela n'empêche pas un blanc de protéger un noir.

    Et je trouve ça fort, oui très fort de la part d'Emmanuel Bourdier, de faire passer autant de sentiments, autant de pensées, autant de critiques en seulement 140 pages. Très fort.

    Je vous recommande vivement ce coup de cœur qui m'a donné un coup de poing dans l'inspiration.


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  • Le tag de la bonne humeur








    Bonjour !
    On se retrouve aujourd'hui avec un petit tag inventé par Ombline du blog Cocooning. Merci à toi Clara ♥ !
    Dans ce tag, je vais devoir répondre à des questions en rapport avec... la bonne humeur !
    Let's goo !

    Le tag de la bonne humeur
    1. Une couverture de livre que je trouve particulièrement belle.

    Tu peux mettre l'image !
    J'aime particulièrement la couv' de Théa pour l'éternité écrit par Florence Hinckel. Je la trouve vraiment magnifique et emplie de délicatesse, c'est d'ailleurs elle qui m'avait donné envie de lire ce livre (je le dévorerai dès que j'aurais fini les deux romans que je lis en ce moment ^^)

     



    2. Une personnalité que tu adores. Pourquoi ?

    EnjoyPhoenix. Je ne l'adore pas, mais je l'admire.
    Arriver à ce stade de notoriété, passer dans des émissions, participer à Danse avec les stars, avoir autant d'abonnés, c'est sûr que c'est super. Mais, quand en contrepartie tu te prends des remarques plein la gueule, que tu te fais voler, qu'à la moindre erreur tu as droit à une inflammation sur Twitter, c'est autre chose. Et continuer de vivre ce qu'elle vit, en restant souriante, confiante, continuer d'avancer, c'est... C'est admirable, oui. Elle continue sa vie, est encore dépassée par les choses merveilleuses qui lui arrivent, mais elle reste ce qu'elle est et continue de faire des vidéos.
    Alors, je lui dit Bravo. Bravo de garder la tête sur les épaules, malgré tout les préjugés, toute la superficialité qu'on lui reproche. Bravo d'aborder des thèmes comme le harcèlement au lycée, thème tabou sur les réseaux sociaux. Bravo.

    3. Ecris un texte à la première personne où le héros vit LE type de moment que aimerais vivre.
    Je m'assieds. Aucun stress dans mon regard, aucun tremblement dans mes yeux.
    Je m'assieds et je deviens moi.
    Mes doigts se promènent sur les touches noires et blanches, un peu glissants, un brin maladroits. Le trac du début.
    Heureusement, la petite mélodie est facile à jouer.
    Puis ma voix sort. Claire et précise. C'est la joie et la peine, le néant et le tout, l'averse et le soleil. C'est l'émoi jusqu'à en perdre haleine, le maintenant et le partout, le son qui blesse et qui émerveille. C'est des larmes et des sourires, des flammes et des souvenirs.
    Je suis moi.
    Applaudissements de toute part.

    Le tag de la bonne humeur4. Un mot qui te fais rire.
    Patolot (cf. question 5)

    5. Un fou rire récent. Raconte-le. :)
    Préparez-vous au racontage de vie...
    On récitait la poésie Ma Bohème en français et un garçon est passé. On avait tous la pression pour lui... Et quand il a dit "patolot" au lieu de "paletot", on a tous éclaté de rire ! C'était la pression qui se relâchait, je pense. Un rire nerveux, immense, bref.

    6. La chanson qui te met instantanément de bonne humeur.

    *part chercher dans sa playlist Deezer*
    Gimme ! Gimme ! Gimme ! de ABBA. Ce groupe EST la bonne humeur.
    Cette chanson me donne vraiment envie de danser et de chanter (ou plutôt de bouger n'importe comment en hurlant ^^).

    Je tague... /Sofia, La Pianiste, Jeni25, La Chapardeuse... et qui voudra le faire !


    11 commentaires
  • Bonjour !
    Youtube est de toute évidence l'endroit de prédilection pour les chanteurs de nos jours... et qui dit chanteurs dit covers !
    Covers, késaco ? Pour ceux qui ne le savent pas, un cover est une reprise d'une chanson, c'est-à-dire une chanson que chantent d'autres personnes - le plus souvent des amateurs.
    Aujourd'hui, je vous propose quelques covers qui m'ont marqué.


    On commence avec Isis Vasconcelos. Elle interprète My immortal d'Evanescence.
    Ce que j'ai aimé chez elle, c'est qu'au départ je pensais qu'elle n'allait pas réussir la note aigue, alors qu'elle la passe sans problème. Bonne surprise donc.

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    Voici Holly Henry, sur Hello d'Adele. Je pense que c'est mon cover préféré d'Hello.
    Elle a vraiment une voix très jolie, et elle chante avec le cœur.

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    Besoin de bonne humeur ? Cette jeune allemande, dont la chaîne s'appelle MoonSun, qui a une voix à la fois chaude et douce.
    Je l'aime vraiment, elle a un style bien à elle et rend de bonne humeur. En plus, elle chante Allelujah de Leonard Cohen, alors que demander de plus ?

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    Sophie Berthet chante Maman de Louane.
    Elle habite dans ma ville, c'est d'ailleurs comme ça que je connais sa chaîne. Franchement, elle a un véritable don et chacun de ses covers me laissent une impression d'épatement. Continue comme ça, Sophie !

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    Et on termine avec un chanteur franchement bluffant. Il est incroyable. Tout simplement.
    Il s'appelle Darren Espanto et il chante Chandelier de Sia. Pour la petite histoire, Nicki Minaj a fait un post Facebook sur sa vidéo, en disant "Incredible voice !".

    Et voilààà ! J'espère que ça vous aura plu !
    N'hésitez pas à me dire en commentaires quel cover vous avez préféré dans cette petite sélection !
    Sur ce je vous dis à bientôt...


    5 commentaires
  • Auteur : Elizabeth Ross
    Titre : Belle époque
    Edition : Rageot
    Mon avis : Très bonne lecture !
    Résumé :  1889. Maude Pichon a 16 ans quand elle quitte sa campagne natale pour échapper à un mariage forcé. Son rêve ? Paris, ville-lumière en ébullition à l'approche de l'Exposition Universelle ! Mais la vie à la capitale se révèle plus dure et moins reluisante que sur les chères cartes postales de Maude...
    Ses maigres économies et ses illusions s'évanouissent vite, et alors qu'elle cherche un emploi pour échapper à la misère, elle tombe sur une agence bien particulière. C'est ainsi qu'elle devient un repoussoir, c'est-à-dire une jeune fille laide qui est employée pour servir de faire-valoir à une jeune fille riche.
    Hélas, Maude tombe sur une cliente des plus singulières : la comtesse Dubern l'emploie pour servir sa fille Isabelle. Mais Isabelle ignore que son "amie" n'est autre qu'un faire-valoir payé par sa mère... Commence alors une grande amitié entre Maude et Isabelle, amitié qui repose sur un lourd secret que Maude devra garder tout au long, amitié qui remettra en cause la loyauté de Maude envers la Comtesse...

    Ce roman, qui aborde le thème de la laideur et du repoussoir, est très particulier. Les problématiques soulevées ne courent pas les rues.
    Une mère qui emploie un faire-valoir pour sa fille dans l'unique but de marier sa fille (en effet, la comtesse demande souvent à Maude ceci : "ma chère, il faut que vous rapprochiez Isabelle du comte. Ils doivent se marier, je l'ai décidé. Je vous fais confiance pour me rapporter chaque frasque d'Isabelle et chacune de ses inclinations").
    Une campagnarde qui se sent perdue dans ce monde de dorure et de haute aristocratie, et qui en plus de ça jongle entre espionne d'Isabelle et meilleure confidente de cette dernière. Une jeune fille qui doit choisir entre l'argent et l'amitié.

    La beauté est le véritable pilier du récit.
    Tout au long de celui-ci, des questionnements sur le physique, et une éloge à la beauté intérieure. On découvre qu'il faut être plus tenace qu'on n'en a l'air pour devenir repoussoir : supporter sa laideur, accepter ses défauts...

    L'histoire est donc palpitante et on ne s'attend pas à la fin.
    L'écriture est très simple et très jolie, suffisamment entraînante pour suivre Maude au fil des pages.

    En plus de ça, ce roman est très documenté sur Paris au 19è siècle (et pas 18è... merci Christine pour la rectification). On découvre l'effervescence des bourgeois pendant la construction de la tour Eiffel, les bals où Maude est éblouie par la beauté, les opéras, les avenues, mais aussi la face plus sombre de cette époque : les artistes ratés, les cabarets, les ivrognes...

    Je termine cette chronique en vous invitant vivement à lire ce livre que je qualifierais de coup de cœur, déjà pour son thème, pour ses sujets, et enfin pour ces choses qu'il m'a appris sur Paris.


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  • Bonjour !
    On se retrouve avec un nouveau défi, posé par Bluebirdy : écrire un poème de huit strophes avec sept fois le mot « maillot de bain » et PAS UNE SEULE FOIS le mot « Noël », ni « sapin », encore moins « bonne humeur », « chaleur » et « famille » ! Il est bien sûr évident que le sujet est Noël.
    Voilà, je pense l'avoir relevé... Voici le résultat !

    EDIT : pour en savoir plus sur ces défis, allez ici : https://phenixerrants.wordpress.com/2015/12/06/les-defis-de-noel/comment-page-1/#comment-13979 !

    RÊVE D'UN SOLDAT

    Il grelotte dans le froid en cette nuit de décembre
    Il rêve avec foi aux Caraïbes, loin des décombres
    Des vacances en maillot de bain il espère
    Mais pas d'argent en ce temps de guerre

    Il se souvient des fêtes qui se faisaient
    A cette période de l'année écoulée
    Les repas tardifs, les rires alcoolisés
    Les cadeaux et les vœux de bonne année

    Il se souvient encore de sa femme Lili
    Mannequin en maillot de bain très jolie
    Sa fille Emilie qui était en CM1
    Et ses éclats de rire et de larmes enfantins

    Il grelotte dans le froid en cette nuit de décembre
    Il rêve avec foi aux Caraïbes, loin des décombres
    Des vacances en maillot de bain il espère
    Mais pas d'argent en ce temps de guerre

    Et puis tout s'est enchaîné sans fuite
    Bombes, fin des maillots de bain et poursuites
    La guerre est déclarée, même en cette fin
    D'année, période de bien et de festins

    Il est devenu soldat, forcé malgré ses projets
    De partir en maillot de bain pour bronzer
    Fuir le froid et le foie gras pour l'équateur
    Mais seul plan être soldat, adieu cœur

    Il grelotte dans le froid en cette nuit de décembre
    Il rêve avec foi aux Caraïbes, loin des décombres
    Des vacances en maillot de bain il espère
    Mais pas de temps en ce temps de guerre

    Il ne peut qu’espérer fébrilement ses vacances
    Irréalisées, lèvres bleuies et regard intense
    De celui qui songe aux maillots de bain
    Dans le froid et la guerre au quotidien

     

     


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