• Le vent soufflait dans tes cheveux chocolat

    Est-ce tes larmes qui ont cessé de couler
    Ou tes paupières qui se sont fermées
    Je ne te l'ai pas demandé ce jour-là

    Ce que je sais c'est que le cerisier
    Sur la colline que tu aimais tant
    N'a pas fleuri depuis cette année
    Ne fleurira plus au printemps

    Ce que j'ignore c'est si tu te rappelles
    De ces automnes sous le même parapluie
    Avec la même petite étincelle
    Coincée dans un regard qui n'oublie

    Ni le ciel azur qui nous rendait plus beaux
    Ni cet air si pur ou se croisent les oiseaux
    Et les lignes blanches que font les avions
    Comme pour écrire dans le bleu "toujours nous volerons"

    J'aurais du dire ce toujours au lieu de ce je t'aime
    Peut-être aurais-tu pensé à moi avant de partir
    Et c'est ce regret qui fait que mon cœur saigne
    Que cette heureuse douleur me fait autant fléchir

    Quand bien même le soleil continue d'éclairer
    Ces matinées moroses teintées de rosée
    Je ne peux m’empêcher de chanter doucement
    Cet air qui nous redonnait notre âme d'enfant

    Et je souris d'un sourire qui se veut sans raison
    La tête appuyée contre la fenêtre d'un train
    Qui m'emporte très loin vers un nouvel horizon
    Un avenir ou se sépare pour toujours nos chemins


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