• Poèmes

    Poèmes

  • Le vent soufflait dans tes cheveux chocolat
    Est-ce tes larmes qui ont cessé de couler
    Ou tes paupières qui se sont fermées
    Je ne te l'ai pas demandé ce jour-là

    Ce que je sais c'est que le cerisier
    Sur la colline que tu aimais tant
    N'a pas fleuri depuis cette année
    Ne fleurira plus au printemps

    Ce que j'ignore c'est si tu te rappelles
    De ces automnes sous le même parapluie
    Avec la même petite étincelle
    Coincée dans un regard qui n'oublie

    Ni le ciel azur qui nous rendait plus beaux
    Ni cet air si pur ou se croisent les oiseaux
    Et les lignes blanches que font les avions
    Comme pour écrire dans le bleu "toujours nous volerons"

    J'aurais du dire ce toujours au lieu de ce je t'aime
    Peut-être aurais-tu pensé à moi avant de partir
    Et c'est ce regret qui fait que mon cœur saigne
    Que cette heureuse douleur me fait autant fléchir

    Quand bien même le soleil continue d'éclairer
    Ces matinées moroses teintées de rosée
    Je ne peux m’empêcher de chanter doucement
    Cet air qui nous redonnait notre âme d'enfant

    Et je souris d'un sourire qui se veut sans raison
    La tête appuyée contre la fenêtre d'un train
    Qui m'emporte très loin vers un nouvel horizon
    Un avenir ou se sépare pour toujours nos chemins


    6 commentaires
  • Même si un concours est en cours, je souhaitais poster ce poème que j'ai écrit il y a une semaine... Pendant le concours, il n'y aura aucun article, désolée...

    Bonjour !
    Ce poème parle de la contemplation d’un homme devant une statue et des sentiments qui le submerge.

    CONTEMPLATION (oui je me suis pas trop foulée pour le titre)

    Le temps s’est arrêté, ce temps si bondissant
    Au milieu des regards vides d’attention
    Une seconde s’enfuit du sablier évanescent
    Il est immobile. Ailleurs. Il perd toute notion.

    Il se promenait sans savoir où ses pieds
    Le conduiraient. Il a parcouru des couloirs
    De ses yeux a saisi des murs où, accrochés
    Le fixent des portraits dignes de Renoir.

    Et aucun ne résonnait en lui comme aujourd’hui
    Devant cette statue, non, ce n’est qu’un songe
    Il va se réveiller, se retrouver seul dans son lit
    Mais pour l’instant contempler cet art qui le ronge

    Il voit tout dans ses yeux en pierre sculptée
    Une époque, un âge d’or où au rythme des lyres
    Valsent des nymphes drapées d’argentée
    De la table des dieux il entend fuser des rires

    Il voit les chagrins que nul ne peut oublier
    La mort et l’amour, amis pour toujours
    Et derrière ce visage de marbre aux traits figés
    Une immense tristesse l’auréole sans détour

    Était-elle une mendiante ou une belle princesse
    Rongée par l’amertume d’une histoire inachevée
    Envahie constamment par le sourire et l’allégresse
    Peu importe. Il lui sourit. Il l’a enfin trouvé.


    4 commentaires
  • A interpréter comme vous le sentez. Ce poème peut avoir plusieurs sens et c'est ça qui est chouette ^^.

     

    Une musique cristalline s'echappe dans le noir

    Titille les ténèbres avec son innocence

    Mystère qu'elle garde sans le vouloir

    Elle se joue et se moque du silence

     

    Elle lance des phrases au hasard

    S'emplifie pour devenir pénombre

    Raconte, raconte moi une histoire

    Je te soufflerai la mienne dans l'ombre

     

    Je me souviens de la lumière

    De ton sourire si rayonnant

    De mes petits souliers

    Je m'élance en riant

     

    Depuis j'ai sombré

    Aime toi et le ciel t'aimera

    Personne n'a voulu de moi

    Alors j'ai abandonné

     

    Je tourne sans m'arrêter

    Mais la magie n'opère pas

    Pire, je deviens un objet

    Et leurs rires partent en éclat

     

    Condamnée à les écouter

    Au milieu de mes larmes

    J'ai échoué

    Un trou dans l'âme

     

    Je sens sur moi ton regard

    Tu n'entends pas ma voix

    La tienne de part en part

    Résonne, non, hurle en moi

     

    Depuis j'ai sombré

    Aime toi et le ciel t'aimera

    Personne n'a voulu de moi

    Alors j'ai abandonné

     

    La boite se referme sans fracas

    Et la voix répète une dernière fois

    Aime toi...


    4 commentaires
  • Ecrit sous un coup de tristesse, comme la plupart de mes poèmes.
    Surement pas le plus réussi ni le plus long, mais celui qui se rapproche le plus d'un rap. Pas de titre pour l'instant. Je le considère même comme inachevé.

     

    Certains batissent des ponts mais beaucoup préfèrent les murs
    Moi j’n’ai même pas de briques, un arrière goût d’blessure
    Une porte dans leur muraille, chacun ses fissures
    La mienne sont mes larmes qui ressemblent à d’la cyanure

     

    Larmes acides qui coulent, s’inventer des problèmes
    Raconter une autre vie afin de tromper la sienne
    C’est fou, j’parle même de mort dans mes poèmes
    Alors qu’ma seule peine, c’est bien ma propre haine

     

    Se couvrir les yeux, essayer d’oublier
    Effacer des évènements qui n’auraient pas du arriver
    Tu veux que j’te le dise, c’est ça ?
    Aujourd’hui j’ai l’impression d’voler en éclats

     


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  • Un chant s’élève depuis une île
    C’est celle d’un cœur brisé
    Gravé au stylet indélébile
    Des paroles et des larmes mêlées

     

    Un instant de trêve les yeux accrochés
    Dans les étoiles où tu reposes sûrement
    Les vagues balayant mes petits pieds
    Les engloutissant si doucement

     

    Je t’écris depuis mon havre de paix
    Mais l’ai-je vraiment trouvé ?
    Je fuis la journée, et puis la nuit
    Je cours et reviens ici

     

    Le sel des embruns balaie mon visage
    Déjà mouillé de toutes mes larmes
    Je crois apercevoir des débris de mirage
    Dans le lointain, telles des flammes

     

    Et je chante pour oublier quelques instants
    Mon passé violenté par la tristesse
    Le visage déformé par les évènements
    Ancienne capricieuse, ancienne princesse

     

    Et je chante pour mieux te retrouver
    Même si tourner la page est impossible
    Alors à l’encre je noircis l’éternité
    Même si l’oubli est l’homme invisible

     

    Je t’écris avec une douleur inachevée
    Celle des cauchemars qu’on chasse en vain
    Et ma fatigue augmentant avec l’obscurité
    Je m’effondre face à la cruauté du destin

     

    Je t’écris une lettre toute déchirée
    Par le vent et la mer déchaînée
    Je t’écris et elle se perd dans les remous
    C’est mon testament avant tout

     

    Me pardonneras-tu un jour de là où tu es
    Malgré tout les pêchés que j’ai commis
    Je l’espère et le mot n’est que tout petit
    Face à tous mes plus sincères regrets

     

    Un chant s’élève depuis une île
    C’est celle d’un cœur brisé
    Gravé au stylet indélébile
    Des paroles et des larmes mêlées


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