• Suite des explications + 1ère manche

    Je tiens à présenter tout mon soutien aux victimes de Nice. Je ne m'étendrai pas sur le sujet, peut-être en ferai-je un article car j'ai trop de choses à dire... Quoi qu'il en soit, restons unis. Face à la peur, pas de haine.

    Bonjour bonsoir et bienvenue dans cette première manche du concours spécial 10k visiteurs !

    Vous avez du remarquer (ou pas (c'est pourquoi je le précise)) qu'une nouvelle rubrique vient de voir le jour dans la partie "Inclassable" : elle regroupera tout les articles en lien avec ce concours.
    Surveillez de près cette rubrique (de toute façon, je vous enverrai un MP dès qu'une manche se clôturera).

    Ensuite, voici de nouvelles règles (en effet, durant ces dernières semaines, j'ai eu le temps de réfléchir et de me rendre compte qu'il en manquait) :
    - Une manche se clôturera dès que tout le monde aura rendu son texte. Certes, il y aura des délais, mais je vous laisserai gérer votre chronomètre (exemple : une heure pour écrire ne veut pas dire une heure pour écrire JUSTE APRÈS la parution de l'article mais UNE HEURE CHRONOMÉTRÉE).
    - C'est à l'issue des 3 manches que je vous évaluerai. Vous ne saurez qu'à la fin si vous avez gagné ou pas ;)
    - Les prix. Pour le 1er prix, un dessin de son choix. Cela ne représente pas grand chose mais c'est le mieux que je puisse faire ! 2ème prix, un avatar... Voilà, pas de 3ème prix puisque vous n'êtes pas tant que ça à participer...

    Maintenant que tout est clair, voici la liste des participants :
    - Ze Hamster (rendu)
    - ~Lou~ (rendu)
    - Neiges éternelles (rendu)
    - Mimicat (rendu)
    - Nienor (rendu)
    - /Sofia (abandonné)

    - Ombline (rendu)


    Que la première manche commence ! Comme je disais plus haut (mais j'aime me répéter :p), vous ne saurez les résultats qu'à la fin du concours. Donc en fait c'est pas vraiment une manche mais un atelier. Bref.

    Les consignes : Prenez un dictionnaire (ou, si vous n'en avez pas (honte à vous), il y a toujours ceci).
    Ouvrez le à n'importe quelle page et prenez un mot au hasard. Si il est trop compliqué, je vous autorise à le changer. Mais ne tergiversez pas ^^.
    Vous avez 1 heure (chronométrée) pour écrire à propos de ce mot. Une histoire, un poème. Bien sûr, si au bout de 30 minutes vous vous rendez compte que c'est fini, vous pouvez vous arrêter. Mais ne dépassez pas 1 heure, après c'est trop long.

    Une fois fini, donnez le mot en guise de titre et postez en commentaire de cet article.

    Cette manche se finira quand tout le monde aura rendu.
    A vos plumes et bonne chance !


  • Commentaires

    1
    Lundi 18 Juillet 2016 à 16:31

    Maussade

     

     

    Noé avait toujours aimé la pluie et le temps maussade. Ses seuls instants de joie étaient ceux qui précédaient une sortie alors qu'il pleuvait. Sauter dans les flaques ou se tremper de boue ne l'intéressait pas. Non, il aimait simplement l'odeur de la pluie, le bruit de la pluie, être mouillé, non pas pour faire enrager ses parents, non, juste parce qu'il aimait ça. L'eau. Pendant toute son enfance, il avait plu dans sa cabane trouée où il avait vu mourir ses deux parents. L'eau le trempait jusqu'aux os mais qu'importe. L'eau avait causé la mort de ses parents qu'il n'avait connu que quatre ans et dont il ne se souvenait presque pas. L'eau l'avait nourri en attendant qu'arrive un vieil homme maussade à la barbe blanche. Il l'avait pris dans ses bras, consolé, cajolé. Mais Noé restait aussi maussade que le temps de chien qu'il faisait en Bretagne. Il était rentré au collège, sans émois, sans tracas, sans rires, sans amis. La sixième, la cinquième s'étaient passées sans rien, rien que les larmes continues de Noé qui pleurait le déluge. Cela n'inquiétait personne. Noé n'avait jamais cessé de pleurer que quand il pleuvait. Il pleuvait sans cesse avant, Noé était donc joyeux. Mais le soleil avait pris une place qui ne lui appartenait pas. Dans le cœur de Noé, le soleil ne pouvait pas briller.

     

    Noé avait toujours aimé la pluie parce qu'elle cachait ses larmes et ses blessures. Il y a des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur. Noé les connaissait trop bien.

     

    Noé avait toujours aimé la pluie parce qu'elle cachait ses larmes et ses blessures. Ce n'est rien, j'ai glissé, ne t'inquiète pas. Elle lui fournissait les excuses qu'il lui fallait. Il fallait cacher ses larmes et ses blessures. Éviter le déluge intérieur.

     

    Noé n'avait jamais aimé le soleil car les manches longues qu'il portait pour cacher les bleus lui donnaient chaud. Ne t'inquiète pas, maman, j'ai grandi dans une cabane trouée, je suis frileux. Ce n'est rien, je n'avais plus de manches courtes.

     

    Noé avait toujours aimé la pluie pour sa mélancolie. Ces jours-là, il s'autorisait à rêver de mieux, à écrire à Jeanne en secret, une jolie fille joyeuse. Il aimait les jours de pluie pour rabattre sa capuche sur ses bosses et ses gants sur ses mains pleines de sang. Ce n'est rien, je me suis blessé à la récréation.

     

    Noé avait toujours aimé la pluie car elle lui donnait chaud au cœur. Il pleuvait, ce jour-là, dans les rues de Rennes. Ce jour-là où Jeanne lui avait dit qu'elle l'aimait. Ce jour-là où il avait tellement déliré qu'il avait cru que Jeanne lui avait dit.

     

    Il pleuvait ce jour-là où une bande de trois garçon l'avait emmené derrière le supermarché. Il pleuvait ce jour-là et Noé se dit que le déluge venait d'arriver. Alors il ferma les yeux et connut une fois l'insouciance. On est libre dans la mort...

    2
    Mardi 19 Juillet 2016 à 20:08

     

    Four

     

     

     

    C'était un four à pain, ou plutôt une ruine d'un vieux four à pain. Le toit s'était à moitié effondré, ce qui dévoilait l'intérieur du four. Le lierre l'avait peu à peu envahie. Et c'est vrai que ça lui donnait un certain charme. Les quelques touristes qui passaient par là s'arrêtaient pour le prendre en photo -ça fait pittoresque- mais de nos jours, les touristes prennent tout en photo.

     

    Momo, c'était son jardin secret, ce four à pain. Personne ne pouvait imaginer avec quelle agilité il grimpait dans l'ouverture béante pour atteindre la cavité, la grotte à l'intérieur de cette ruine. Dès qu'une dispute éclatait entre ses deux parents, c'est là qu'il allait se réfugier. Personne n'aurait eu l'idée d'aller le chercher là. Il y emmenait toujours son carnet, c'était son antre de poésie, son antre de bonheur, son antre d'amour. Dans le vieux four, son imagination allait gambader sur les grandes prairies, sur les rochers de bord de mer, au milieu des mouettes, en haut d'une falaise, ou sur le sommet d'une montagne. Ici, Momo se sentait invincible, les mots le protégeaient. Il noircissait des pages et des pages de son carnet, attendant que la tempête se calme, et puis, quand il n'entendait plus de cris, il revenait chez lui. Mais il n'oubliait jamais cet endroit, cet endroit où les mots prenaient vie, pour lui.

     

    Le four à pain se situait à quelques mètres de sa maison, sur un terrain appartenant à la commune. Mais Momo ce fichait bien de tout cela, c'était son royaume et personne ne viendrait jamais le lui retirer. Et pourtant...

     

    Un jour, quand Momo se leva, des pelleteuses étaient garées en face de chez lui. Tout d'abord, il ne s'inquiéta pas, des chantiers, il y en avait tout le temps. Mais quand l'énorme machine se pencha dangereusement vers son four, il ne pu réprimer un cri d'angoisse. Non, ils ne pouvaient pas faire ça.

     

    Le garçon sortit en courant de chez lui, il frôla de peu l'effrayante machine qui s'arrêta net.

     

    « -Eh gamin ! S'écria un ouvrier, vas-t'en, c'est dangereux !

     

    -Mais m'sieux, vous faîtes quoi ?

     

    -Faut pas chercher bien loin pour trouver, j'démolis ce vieux tas de pierre. Bon, maintenant, vas-t'en, j'ai pas que ça à faire. »

     

    Momo ne pût rien répondre, il était sous le choc. Son four... Son four à pain, allait être détruit. La terrible machine descendit au ralenti vers ce qui avait été son royaume. Momo ferma les yeux, il ne voulait pas voir ça. Il entendit le bruit de beaucoup de pierres qu'on déplace, puis la machine stoppa. Il rouvrit ses paupières. Il n'y avait plus rien, détruit, détruit le four à pain. Il eut envie de se jeter sur l'ouvrier, et de le frapper, de le frapper jusqu'à qu'il tombe de sa machine. Mais il ne fit rien, il se contenta de ravaler ses larmes, répétant « Ce n'est qu'un tas de pierre, juste un tas de pierre. ».

     

    Bientôt, à l'emplacement du vieux four à pain, il y eut un beau parking, un parking flambant neuf, tout le monde le trouvait pratique, les adultes étaient heureux de le savoir devant chez eux, et tous étaient contents d'être débarrasser du vieux four à pain.

     

    Tous, enfin non, pas Momo, il restait muré dans son silence, sans un regard pour les autres, il n'avait plus de royaume, plus de bonheur, rien.

     

    On lui avait enlevé ce à quoi il tenait le plus, ce que tout le monde considérait comme inutile.

     

    Il se répétait à lui même une phrase qu'il avait lu dans le Petit Prince ; « Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

     

    Lui seul avait regardé le four à pain avec son cœur, et lui seul avait compris son importance, mais maintenant, cela ne servait plus à rien d'y penser, à sa place, il y avait un parking de bitume luisant, à sa place, il y avait comme un trou béant... Dans son cœur, il y avait un irrémédiable vide.

     

    La blessure de Momo finit par se refermer, mais soixante ans plus tard, il ressentait encore la cicatrice douloureuse qui s'était creusée dans son coeur, tout au fond de lui.

     

    Et puis... Son carnet, il ne l'avait plus jamais ouvert, il l'avait enfouie dans un tiroir et ne l'avait plus jamais sorti. Il avait essayé d'oublier, d'oublier tout, mais il n'arrivait qu'à sans donner l'impression, rien de plus. De toute manière, rien ne changerait plus à présent, les mots avaient arrêté de danser pour lui...

     

    3
    Jeudi 21 Juillet 2016 à 19:16

     

    Pétale

     

     

     

    Ambérine glissa le cordon noir dans le trou du pétale. Elle fixa avec un léger nœud, puis laissa couler un peu de fil avant d'enfiler une autre des ces curieuses perles.

    Elle avait trouvé ces pétales sur le chemin en rentrant d'une de ses balades quotidiennes. Elle aimait se perdre sur les sentiers escarpés et rocailleux des montagnes. Elle avait grandi dans cette nature sauvage et belle.

    A la mort de son père, quand elle avait une dizaine d'année, elle avait été prise d'une furieuse envie de marcher, voire de s'enfuir.

    Les chemins éloignés et cachés de sa mère l'attirèrent alors tous les soirs. Elle finit par connaître par cœur la nature qui l'environnait et se prit de passion pour la faune et la flore.

    Ce soir-là, en passant par l'ancien jardin de son père à l'arrière de la maison pour rentrer, son attention avait été attiré par des éclats rose foncé sur le sol.

    Intriguée, elle s'était approché, trouvant, éparpillés, des pétales de roses.

    Elle les avaient examinés. C'était d'épais pétales de teinte carmin, veloutés. Des reflets violets en moiraient la surface.

    Ambérine avait regardé aux alentours. Aucune autre plantes ne poussaient là, et la terre dure et sèche ne paraissait pas pouvoir accueillir la vie. Elle les avait alors emporté, ravie de sa découverte.

    En effet, sa petite chambre bénéficiait d'un style de décoration peu banale.

    Quand on entrait dans sa chambre, on avait le sentiment de pénétrer dans un jardin merveilleux ou l'antre d'un farfadet.

    Des plantes en tous genres envahissaient la pièces.

    Des roseaux, des arbustes ployant sous les baies, des fougères et des rosiers jaillissaient d'amphores ou de vases en verre. Du lierre prenait d'assaut la voûte, s’entrelaçant avec les fleurs y qui y poussaient déjà. Ce fouillis végétal laissait entrevoir la peinture verte du mur. Des grappes de fruits rouges pendaient du plafond.

    Le sol était recouvert d'un tapis élimé jonché de feuilles. Des fleurs séchées, des plumes flamboyantes et un squelette de feuille en dentelle embellissait un niche creusée dans le mur côtoyant le lit.

    Un pouf grenat, recouvert d'un carré de tissu vert à franges, donnait un aspect confortable à la pièce.

    Des guirlandes ornaient les murs. Une ribambelle de fleurs blanches en corolles couvraient tout le mur de droite, tandis qu'une enfilade de plumes bleues et bordeaux pendait comme un collier à une lanterne.

    Il restait un emplacement libre sur le mur en face de la porte.

    Elle contempla les pétales. C'était étrange qu'elle les ai trouvé sans la fleur originelle.

    Elle enfila chacun des lourds pétales, et l'accrocha à la paroi.

    Ce soir-là, les reflets violets des pétales brillèrent dans la chambre, et pour la première fois depuis la mort de son père, elle dormit d'un sommeil paisible, peuplé de songes où son père apparaissait.

    4
    Dimanche 24 Juillet 2016 à 22:16

    Absurde

     

    Rose: couleur des filles, bleu: couleur des garçon... Absurdité. Dire qu'une personne est normale ou non: absurdité. Toutes ces choses qu'elle a supporté au fil du temps ne sont qu'absurdités. Pourquoi la vie n'est-elle faite que d'absurdité? C'est ce que se demandait Morgane. Elle ne comprenait  vraiment pas ces considérations absurdes. Elle ne savait pas pourquoi mais elle n'en pouvait plus de cette bêtise, de ces gens. Ce serait si facile pourtant de quitter ce monde absurde... Le truc, c'est que Morgane, cette jeune étudiante de 19 ans, ne voulait pas mettre fin à ses jours. Elle trouvait ça vraiment trop bête, elle ne voulait pas. Alors, plutôt que s'abaisser à ça, elle lutait de tout son cœur. Elle prenait par à toutes sortes de manifestation pour lutter contre tout ça. Elle inventait de quoi faire comprendre aux gens la bêtise de leurs sociétés. Combien de fois n'avait-elle pas prouvé à une ville ou une autre qu'il fallait arrêter de créer cette normalité, qu'il fallait arrêter de prendre part aux discriminations.

    C'était une femme, elle prenait part à certaines manifestations féministes. Elle était de celles qui en avaient plus qu'assez de devoir faire attention à leurs tenues. De celles qui voulaient sortir dans la rues en jupe si elle le voulaient sans subir toutes sortes de remarques, de harcèlement. Elle luttait contre cette absurdité.

    Elle luttait aussi contre l'homophobie, la  pollution constante et  croissante. Tous ces problèmes de société, elle luttait pour qu'ils deviennent à leur tour absurdes, pour que tout le monde trouve un jour que cette normalité qu'ils prônaient n'était pas bonne. Elle luttait pour la tolérance, pour l'égalité et pour toutes ces causes qu'elle croyait juste et honorable. Vous me direz sûrement que ce n'est pas possible d'être aussi parfaite mais si, Morgane l'était.

    Lorsqu'il y avait eu les attentats pour Charlie, elle avait participé à toutes les manifestations possibles pour montrer qu'elle était avec ceux de Charlie. A chacun des attentats, elle était là pour montrer qu'elle réfutait les actes commis par ces extrémistes, ces terroristes.  Elle voulait se rebeller contre cette horreur, contre cette absurdité. Comment peut on ne serait-ce que penser à tuer pour une idée? C'est absurde, totalement absurde. Il n'y a rien d'écrit à propos du fait de tuer quelqu'un pour une idéologie ou que ce soit dans les écrits non? Voilà! C'est absurde, la chose la plus absurde qui existe.

    Morgane est disparue désormais. Ironie du sort,elle est morte dans un attentat. Elle est morte au court d'une de ces attaques qu'elle réfutait. Elle est morte dans une absurdité, pour une absurdité. Ce monde de guerre est absurde. Absurde, nous vivons dans un monde plein d'absurde et Morgane le savait. Elle luttait pour dire adieu à l'absurdité, elle luttait contre l'absurdité.

    5
    Lundi 25 Juillet 2016 à 19:33

    Insaisissable

    Je pense encore à toutes ces nuits où je rêvais de cet amour. Cet amour insaisissable. Il volait, virevoltait au-dessus de moi et je n’ai pas su l’attraper. Pourtant, il me suffisait juste de lever les bras, de me mettre sur la pointe des pieds et j’avais l’amour que tu me portais. Mais ce n’était pas aussi simple que je le pensais. J’ai levé les bras, sauté, je suis montée sur un tabouret mais j’y arrivais toujours pas. J’ai tout essayé. Tout essayé sauf une chose. Je voulais l’attraper ! Mais chaque fois que j’étais si près de lui, il s’en allait, et je me retrouvais étalée sur le sol dur et chaud. Je croyais pouvoir l’atteindre. Mais il était insaisissable. J’ai compris, que trop tard, qu’il fallait tout simplement que je l’attende. Que j’attende qu’il vienne à moi, qu’il soit à ma porter pour que je puisse l’attraper. Mais je voulais tellement l’attraper que je n’en ai fait qu’à ma tête même si ma raison me disait d’attendre, mon cœur avait soif d’amour. Au final, il s’est juste retrouvé complètement desséché, n’ayant plus aucune source d’amour. J’ai beau me dire que j’aurai dû l’attendre, je sais que c’est trop tard. Maintenant, il est insaisissable.

    6
    Vendredi 5 Août 2016 à 15:01

    Serviette --'

     

    Elle essuie, impassible, toutes les pires bavures

     

    Miel, sucre, chocolat, sirop ou confiture

     

    Et elle fait rempart de son corps pour encaisser

     

    Les traces de ratatouille et de cuisse de poulet

     

     

     

    Sa parente, habitante de la salle de bain

     

    S'occupe, quand à elle, des aisselles trempées,

     

    Des pieds dégoulinants, des visages mouillés

     

    Ainsi que des cheveux tout collants de shampoing.

     

     

     

    Un jour qu'elles discutaient de leur dur labeur,

     

    La première trouva que la peine de sa sœur

     

    Était moindre à la sienne. L'autre n'en pensait pas moins.

     

    Ainsi elles décidèrent d'un accord commun

     

    D'échanger leurs deux postes, pour quelques jours ou plus,

     

    Pour, une semaine plus tard, échanger leurs points de vue.

     

     

     

    La jeune serviette éponge, pour sa première tache,

     

    Reçut du chocolat et fut fort mécontente.

     

    Et l'autre, qui essuyait le pied d'un jeune potache,

     

    S'évanouit devant une plaie par trop virulente.

     

     

     

    Telle est l'histoire des deux serviettes, sœurs et amies,

     

    Qui ont, pour leur malheur, voulu changer de vie

     

    Mais les choses créées pour un travail précis

     

    Ne peuvent servir à d'autres que ceux qui sont choisis.

     

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